Interview d'un représentant à la commission DALO (Droit Au Logement Opposable)

Publié le par clcv-loire-atlantique.over-blog.com

Interview d’un représentant à la commission DALO

(Droit Au Logement Opposable)

 

Le Droit au logement opposable garanti par l’Etat, a été institué par la  loi du 5 mars 2007. Il permet à ceux qui ne peuvent accéder par leurs propres moyens à un logement décent et autonome ou à un hébergement, d’effectuer un recours amiable devant la commission de médiation.

Guy SCHNELL  est bénévole au sein de la CLCV depuis une quinzaine d’années, mais c’est à la retraite qu’il a eu plus de temps pour s’investir pleinement. Il est maintenant membre du conseil d’administration de l’union Départementale de la Loire Atlantique et depuis 2 ans, représentant de la CLCV de la Loire Atlantique à la commission DALO.

La commission DALO de la Loire Atlantique  se réunit tous les 1er mardi du mois. Siègent à cette commission notamment la Préfecture, l’ADIL, l’UDAF, les bailleurs sociaux, Habitat Humanisme, la chambre syndicale des propriétaires et copropriétaires, la CLCV… Avant chaque commission, les dossiers sont préparés par du personnel administratif et des travailleurs sociaux afin qu’ils soient complets.

Comment se passe l’examen des dossiers ?

« C’est une journée fatigante mais passionnante, car on étudie entre 80 et 120 dossiers. Selon le nombre de situation à observer, sur une demi journée ou journée entière, il faut être à l’écoute et prendre les bonnes décisions. Je prends du plaisir à siéger à cette commission, j’apprends et échange beaucoup avec les autres participants »

Comment faites vous le choix d’accepter ou refuser un dossier ?

« Le dossier peut être rejeté si les critères ne sont pas respectés. S’il manque des pièces, il peut être ajourné. S’il n’y a pas d’accord pour l’instruction d’un dossier, on vote : il faut une majorité pour qu’une décision soit validée. Si un dossier est accepté, il est adressé à un bailleur social qui a 6 mois pour attribuer un logement, ce délai devrait être réduit à 3 mois, ce qui va poser un énorme problème au niveau de la disponibilité des logements en Loire Atlantique »

Qu’est ce qui t’a le plus étonné à la commission ?

« Sans hésiter les faibles revenus de nombreuses personnes. J’ai pris conscience des faibles ressources de nombreuses familles ou retraités. Par ailleurs, beaucoup de personnes sans logement sont hébergées chez des amis, de la famille ou en foyer d’urgence. Le fait de siéger au sein de cette commission m’a permis de prendre conscience des difficultés des familles, mais aussi du manque de logements notamment des logements sociaux.» 

Au 1er trimestre 2013, 277 recours ont été déposés dont 246 pour des logements et 31 pour un hébergement.

En 2012, 163 requérants ont été relogés et 72 depuis le début de l’année 2013.

Publié dans Paroles de bénévoles

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