Ondes électromagnétiques et santé des locataires : la CLCV s'inquiète

Publié le par clcv-loire-atlantique.over-blog.com

Il y a plus d'un an, l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) adoptait une classification en 2B, c'est-à-dire possiblement cancérigène, pour les ondes électromagnétiques. Pourtant, les valeurs du décret de 2002, de 41V/m restent les seuils où la loi permet d’intervenir.

 

Si l’Agence Nationale des Fréquences signale (ANFR) aux opérateurs de téléphonie mobile les expositions qui atteignent des fréquences de 6V/m ou 10V/m - sans doute en application d’un certain principe de précaution - là s’arrête la protection de la population, en vertu de la loi.

 

La CLCV se bat maintenant depuis plus de 2 ans pour le droit à la santé des locataires d’un immeuble de Lille Métropole Habitat qui sont exposés à des valeurs supérieures à 10V/m.

 

Pourtant, l’ANFR a établi la valeur moyenne d’exposition de la population à 1V/m et, lors du dernier Comité du Grenelle de l’environnement, a retenu comme valeur atypique les points supérieurs à 6 V/m.

 

Pourquoi 2 ans de bataille pour voir disparaître ces points plus qu’atypiques (2 antennes bi-bande face à 2 immeubles HLM) ? Est-ce le fait que ce soit un immeuble HLM qui autorise les opérateurs à arroser les résidents de la sorte ?

 

La CLCV a signalé cette situation scandaleuse lors du Comité du 24 octobre dernier et elle a saisi l’ANFR dans le cadre de sa mission « d’identification et de résorption des configurations atypiques. »

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